«Où sont passés les vélos?»

Stéphane Lambiel, double Champion du monde de patinage artistique © Papiers de Chine
Stéphane Lambiel, double Champion du monde de patinage artistique © Papiers de Chine

Votre regard sur la Chine?
La première fois que je suis venu à Pékin c’était en 1997, j’avais 12 ans à l’occasion d’un Grand prix junior. Je dois dire que ça m’avait vraiment impressionné. La culture, la gentillesse des gens, c’était très accueillant. Je n’ai plus eu la chance de revenir jusqu’en 2005, pour le Grand prix à Pékin et là, je n’ai pas vraiment reconnu le pays. On ne voyait plus autant de vélos. Rien à voir avec 1997 où il y avait encore plein de vélos. En 2005, je suis allé visiter le Palais d’été et je suis retourné visiter la Cité interdite et la Grande Muraille mais j’ai pas ressenti ce que j’avais ressenti huit ans plus tôt.

Aujourd'hui, dix ans après votre première fois, vous êtes de retour en Chine pour le Grand Prix de Harbin. Qu’est-ce qui a changé?
C’est très construit, envahi, je trouve dommage. Cette mondialisation détruit beaucoup de choses. Je ne sais pas comment faire, nous aussi on a fait beaucoup d’erreurs. On n’a pas le droit de juger, mais peut-être qu’on peut leur amener des conseils, leur faire comprendre qu’il y a d’autres choses.

Vous avez visité Pékin, avez-vous eu le temps de visiter Harbin?
Non et à vrai dire, je sais pas ce qu’il y a à visiter ici. On m’avait dit que c’était une ville industrielle, horrible. Alors qu’en arrivant, je me suis dit que ça ressemblait à Moscou. Mais bon, c’est tellement grand, moi ca me fout le cafard, rien que de traverser la route.

Que faites-vous de toutes les peluches que vos fans – nombreux ici - vous jettent sur la glace? Vous avez une maison de peluches ?
A Saxon, oui j’en ai pas mal… Ma maman vient de déménager et il y a pas mal de cartons. Elle a gardé les plus jolies. Autrement, j'ai fait aussi des ventes pour des oeuvres caritatives. Comme pour la fondation «Moi pour toi» qui aide les enfants en Colombie.