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C'est du chinois!

Cliquez sur les pictogrammes olympiques en haut de la page et découvrez toutes sortes d’anecdotes insolites ou historiques sur le sport en Chine.

Ces symboles, à l'effigie des disciplines sportives mêlent sans complexe écriture chinoise antique et graphisme très épuré. Et pour cause: l'écriture chinoise - tout comme les hiéroglyphes - est à l'origine pictographique.

Pour un oeil averti, ces pictogrammes sportifs - fruit d'une collaboration entre l'Académie centrale des Beaux-Arts et l'Université Qinghua de Pékin - rappellent immédiatement "l'écriture des sceaux". C'est un des styles les plus anciens, utilisé depuis le 2e millénaire avant J.-C.

Aujourd'hui encore, cette écriture très fluide et arrondie se retrouve en calligraphie et, comme son nom l'indique, sur les sceaux, dont le cachet rouge carmin sert de signature.

72 heures chrono

72 heures chrono

Le «temps de transition» est une expression couramment utilisée dans le monde du triathlon:  savoir changer de rythme d’une discipline à l’autre est une des clés du succès. Une aire de transition est réservées pour enfourcher son vélo après 1,5 km de natation; et une autre pour se préparer à courir les 10 km suite à 40 km de pédalage. Voilà pour la version olympique. Quant à la version extrême du triathlon, appeléw ironman, elle se déroule chaque année à Hawaï, où il s’agit de nager 3,8 km, de pédaler 180 km et de courir un marathon de 42,2 km.

Les journalistes qui couvrent ces jours le relais de la torche olympique au sommet de l’Everest n’ont pas eu la chance de bénéficier d’un «temps de transition». Le Comité organisateur des JO a modifié au dernier moment les conditions de reportage. Ceci pour éviter toute manifestation sur l’étape très controversée, on l’aura compris, suite aux événements au Tibet.

Le projet initial prévoyait une semaine d’acclimatation à Lhassa. Un minimum au vu des risques médicaux liés à l’altitude. Or, aux yeux des autorités chinoises, il est actuellement beaucoup trop dangereux de laisser des journalistes en liberté à Lhassa. Tant pis pour la santé des reporters, tant que la flamme est saine et sauve. Les journalistes ont dû effectuer le trajet entre Pékin et le camp de base du Mont Everest -  à 5150 mètres -  en 3 jours chrono. Le correspondant de la BBC notait toutefois que si les 11 représenants des médias occidentaux ont eu droit à ce traitement militaire, plusieurs de ses confrères chinois avaient pu se rendre à Lhassa 4 jours avant déjà. Résultat de ce marathon: deux journalistes de Hong Kong et un officiel chinois ont été transportés d’urgence à l’hôpital. L’Agence France Presse ainsi que d’autres organes de presse ont d’ailleurs préféré renoncer au voyage, préoccupés par la santé de leurs journalistes. Le correspondant de la BBC se veut toutefois rassurant: un médecin officiel est du voyage. Lors d’une halte à Shigatze, à 3900 mètres, celui-ci a sobrement recommandé aux reporters de «bien dormir» et … «d’éviter de se doucher». Un reportage dont la difficulté se rapproche plus de l’extrême ironman que du triathlon olympique.