02-10-2008

Karakoram, mon amour

© Papiers de Chine
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On a beau savoir que la route est mythique, l’ébahissement reste entier. La route du Karakoram qui relie la Chine au Pakistan, de Kashgar à Islamabad offre des paysages somptueux. Dunes, roches rouges, glaciers, canyons, on ne sait plus où donner la tête tant les cirques sont époustouflants. Les Pamirs d’un côté, le mont Ata Muztagh de l’autre, la route traverse les contrées ouïgoures, kirghizes, tajikes. Les yourtes côtoient les maisons de terre, les yaks les chameaux et le désert le lac Karakul aux eaux turquoises. Magique!

 

© Papiers de Chine
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21-09-2008

Jour de marché

© Papiers de Chine
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Comme à la ferme


Dimanche, jour de marché à Hotan (Hetian), au sud de l'immense désert du Taklamakan, sur la route de la Soie. Un marché aux bestiaux incroyable, des visages et des regards intenses. Il faut se pincer pour réaliser que nous sommes encore en Chine.

 

© Papiers de Chine
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19-09-2008

L'heure, c'est pas l'heure

© Papiers de Chine
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«Rendez-vous à 20h50 devant la Mosquée», me lance Mohammad. Avant de préciser «20h50, heure de Pékin!» Car la Chine, qui avec son énorme superficie couvre l’équivalent de trois fuseaux horaires, n’en a en réalité qu’un. A Urumqi, capitale de la Région autonome du Xinjiang, située à 2500 kilomètres de Pékin, il fait donc nuit noire à 7h30 du matin, et grand jour à 20h du soir. On décale donc un peu les horaires, et on ne déjeune pas à 12h, mais à 14h. Un monde, un rêve, un fuseau horaire!



13-09-2008

Cui Jian, rocker magique

© Papiers de Chine
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一快红补


Cui Jian, c’est Le rocker chinois. Un mythe. Des dizaines de millions de fans connaissent toutes les paroles par cœur. Il a été le premier au tout début des années 1980 à arborer un look particulier, à hurler dans un micro, à proposer des rythmes et sons nouveaux, n’hésitant pas à mêler influences punk et airs chinois. Bref, une légende vivante. En gros, Cui Jian, c’est un peu le Johnny Hallyday chinois.


Cui Jian était en concert hier soir, dans le périmètre olympique. Deux dizaines de rangées de bancs. Les premières places – réservées aux VIP – sont à une dizaine de mètres de la scène. Un public assis, presque silencieux, comme au cinéma. Des volontaires répétaient en boucle: «Veuillez vous asseoir s’il vous plait», s’assurant que tout ce monde était bien tranquille. Il y avait de tout: des jeunes bien sûr, mais aussi juste là devant moi des grands-mères, qui passaient par là avec le petit-fils et ont eu envie de profiter des bancs pour donner à boire au bébé et se reposer les jambes.

Etrange de voir cette légende chanter ses tubes qui ont fortement influencé toute la jeunesse de 1989 devant un public silencieux, épars, les bancs accusant de nombreuses places vides. L’annonce de sa venue s’est visiblement faite par bouche à oreille. Aucune mention sur le net. Il faut dire que le chanteur a été interdit de concert pendant toute la décennie 1990, notamment en raison de sa chanson centrée sur l’aliénation: «Un bout de tissu rouge». «Ce jour-là, tu as utilisé un bout de tissu rouge, pour me rendre aveugle et couvrir le ciel.» (écoutez l'extrait).

«Bienvenue dans un concert open-air en Chine», souffle soudain ma voisine de banc, voyant mon air un peu désemparé face à ce spectacle qui me rappelait les après-midi «magicien» au Signal de Bougy. Pendant que les gosses écarquillaient les yeux pour dans un silence respectueux, tentant de comprendre où étaient passés les foulards du monsieur, les parents pouvaient déguster leur glace en toute tranquillité.



09-09-2008

Tiens, un cab londonien!

© DR / Papiers de Chine
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Tiens, on dirait un taxi londonien! On cligne des yeux, se dit que c’est la fatigue post-olympique. Ouf, on est bien à Pékin, en attestent les cris des joueurs d’échecs au bord du trottoir et les vendeurs d’encens. Pas de Big Ben ni de punks aux alentours. Mais le taxi, tout en hauteur et en rondeurs, lui, est toujours là! Avec une nonchalance tout ce qu’il y a de plus british, il roule vers le temple des lamas. 

 

Ce n’est pas la berlue. Cette nouvelle espèce de taxi circule depuis un mois dans la capitale chinoise. «Il y a 70 taxis londoniens à Pékin pour l’instant, confirme Mme Gong, de Capital Taxi. Notre compagnie en a acheté 35. C’est un modèle très agréable et confortable, et surtout qui est tout à fait adapté pour les personnes en chaise roulante», poursuit-elle. Un grand pictogramme de chaise roulante orne d’ailleurs les portes du taxi. La décision prise par le gouvernement de proposer des taxis adaptés aux handicapés est bien sûr liée aux Jeux Paralympiques de Pékin, qui se déroulent du 6 au 17 septembre. Quelques petites différences d’avec leurs cousins d’Angleterre, avec notamment un volant à droite, afin d’être conforme aux réglementations chinoises.

Pékin se mettrait-il au charme british? Ou peut-être est-ce le contraire qui se passe, et l’Angleterre qui se met à l’heure chinoise. Car pour la première fois de leur histoire, les taxis londoniens traditionnellement fabriqués par London Taxi International (LTI) à Coventry, sont usinés à Shanghai.Depuis janvier 2007, le constructeur a signé un partenariat avec le chinois Geely Automobile, afin de produire des TX4 destinés aux marchés étrangers comme Dubaï ou Singapour. Les TX4 qui circulent dans les rues de Pékin sont donc chinois! L’usine de Coventry continuera toutefois d’assurer la majorité des fabrications. Le maire de Londres Boris Johnson, qui était à Pékin lors de la cérémonie de clôture des JO a d’ailleurs inauguré ces TX4 «made in China».

 



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