08-08-2008

On y est, le compte est bon!

© Papiers de Chine
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Depuis 2001, année d’attribution des JO à Pékin, c’est le compte à rebours. On n'arrive même plus à recenser le nombre de panneaux qui depuis un an annoncent JO – X jours. On ne s’étonne d’ailleurs plus de fêter à l’envers. Ici, il ne s’agit pas de fêter les six mois, les un an etc. comme on le fait traditionnellement pour un mariage, un enfant. Ici, on a fêté les «moins». «JO moins six mois», «un mois avant les JO», «à trois jours des JO… »


Mais après? «Il faudra trouver d’autres grandes causes», m’expliquait Nicolas Zufferey, professeur à l’unité des études chinoises de l’Université de Genève. «Pour mobiliser le peuple et faire oublier tous les problèmes du pays. Juqu’à présent, les JO étaient un but qui justifiait tout.»


Heureusement, quelques 4000 bébés chinois ont été prénommés «Aoyun», littéralement «Jeux olympiques» en mandarin. Ca permettra de fêter quelques «+». «Joyeux anniversaire aoyun, joyeux anniversaire…». Ou plutôt «shengri kuai le aoyun, shengri kuaile.»

Bon, en ce qui nous concerne, il va falloir enlever le compte à rebours sur la une de Papiers de Chine. Raisonner autrement qu’en perspective olympiennes. Ne plus utiliser l’argument «JO», pour proposer des papiers aux rédactions. Tout un apprentissage à refaire.

Pour digérer cette crue réalité, je me raccroche à mes cours de philo que je n’ai jamais eus, et à cette citation de André Breton: «Indépendamment de ce qui arrive, de ce qui n’arrive pas, c’est l’attente qui est magnifique».



07-08-2008

Jeux populaires

© Papiers de Chine
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«Reculez, reculez!» ; «poussez-vous!» ; même le «circulez, il n’y a rien à voir» était de mise cet après-midi, entre le Temple des lamas et le parc Ditan. Une centaine de policiers ont maîtrisé la foule qui tentait d’apercevoir la flamme olympique. Opération réussie. On ne peut pas en dire autant des familles, accourues pleines d’espoir.

© Papiers de Chine
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Soudain, au milieu de cet énorme carrefour, dont le traffic avait été immobilisé, défile une succession de voitures et camionnettes officielles. «C’est là, c’est là!» entend-on. La torche! Et bien, la torche a été entrevue, pour ne pas dire devinée. A peine le temps de l’apercevoir, que déjà, elle disparaissait au loin. «Mais, elle est dans un camion? Je croyais que quelqu’un devait courir avec!», s’étonne un badaud. «Circulez, il n’y a rien à voir!», lui répond le policier, impassible, sourd à toute joie.

L’expression: «des jeux populaires», tant ressassée par la presse locale, serait-elle un rêve?

Allez, "one world, one dream"!

 

 



24-07-2008

Où? Quand?

© Papiers de Chine
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Tous les chantiers en cours – qui doivent arrêter leurs activités le temps de la période olympique – sont entourés de panneaux Beijing 2008. C’est pratique, des fois qu’on oublierait où on se trouve.



21-07-2008

Le petit livre rose

© Papiers de Chine
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Vous venez à Pékin prochainement? Pas de problème, d’une part parce que tous les hôtels sont loin d’être pleins, et d’autre part parce qu’un tout nouveau guide francophone vient de sortir. «Pékin en poche» est un travail de longue haleine mené par une Française sinophile et sinophone qui vit depuis plus de dix ans dans la capitale. Cette quatrième édition est une petite merveille qui fait découvrir des trésors cachés et permet d’apprivoiser la mégapole en un tour de main.

© Papiers de Chine
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Plus de 500 adresses, en français et en mandarin (très précieux pour montrer au chauffeur de taxi!) qui vous baladent de l’authentique vieux Pékin à la capitale très branchée en passant par les sites historiques incontournables. Rien à voir avec ce qui est sorti jusqu'ici. La mise en page est créative et engageante, les explications très claires et pertinentes et les très rares coquilles ou adresses caduques sont corrigées et régulièrement mises à jour sur internet. Pensez juste à ajouter une carte détaillée (celles à la fin du guide sont surtout indicatives).

Vous cherchez une ravissante terrasse cachée dans les hutongs pour déguster la cuisine du Yun’nan? Un charmant hôtel design et confortable en bordure des douves de la Cité interdite et à prix tout doux? Ou encore ce temple hors du temps, qui dégage une sérénité étonnante au beau milieu du quartier hi-tech de Pékin? C’est parti!

ppdc

Stéphanie Ollivier, Pékin en poche – les meilleures adresses de la capitale chinoise, Edition 2008. Disponible chez PayotAmazon et Fnac. Prix : CHF 24,70 ou sur les grands sites



20-07-2008

Drapeaux au vent

© Papiers de Chine
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«Tiens, celui-ci en a mis deux!» «Là, en voilà un autre qui passe!» Ces derniers temps, les drapeaux chinois défilent. Un petit modèle flotte sur un nombre croissant d’antennes radio des automobiles. Déjà à Urumqi, la capitale de la région autonome du Xinjiang, j’avais remarqué les wuxing hongqi – drapeau rouge aux cinq étoiles – sur de nombreux véhicules, vélos et motocyclettes comprises:

«C’est pour souhaiter la bienvenue au passage de la torche olympique», m’expliquait un habitant. A Pékin, j’ai recueilli une explication plus surprenante: la vague des drapeaux chinois aurait commencé suite au séisme qui a frappé le Sichuan: «Pour montrer leur soutien, que la nation chinoise est unie», m’éclaire un chauffeur de taxi. Qui s’assombrit lorsque je lui demande la raison des cinq étoiles. «Ah oui, euh, cinq étoiles, je ne sais pas, c’est comme ça depuis 1949..»
Les quatre petites étoiles représenteraient le peuple chinois – traditionnellement réparti en quatre catégories – qui toutes pointent vers la grand étoile du parti communiste chinois. D’autres interprétations expliquent que ces cinq étoiles sont à rapprocher des cinq lignes qui figuraient sur le drapeau de la République de Chine fondée en 1912 et qui symbolisaient les grands peuples du pays: Han, Mandchous, Mongols, Tibétains et Musulmans.



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